Analyse d’image : Lumière sur Pierre-Louis Ferrer

pierre-louis ferrer portrait photographie infrarouge

 

Pierre-Louis Ferrer

 

Les données de prise de vue

– boîtier utilisé : Canon 50D full-spectrum
– objectif utilisé : Canon EF 70-200 mm F/4 IS
– filtre : Hoya R72 (720nm)
– ouverture/vitesse/focale/iso : F/6.3 / 1/125s / 144mm / 100iso


Pour quelles raisons as-tu choisi de faire cette photo ?

Cette photo s’est inscrite dans un projet personnel intitulé G’IR’LS, au sein duquel j’ai réalisé deux séries de portraits en infrarouge, l’une en studio et l’autre en forêt. Cette prise de vue a été réalisée en studio avec flash et diffuseur.


Peux-tu nous expliquer tes choix esthétiques et ta démarche en post-production ?

Au niveau de la composition, j’avais commandé une couronne et un bouquet de fleurs fraîches pour confirmer l’effet infrarouge et garder une source végétale. Au niveau traitement, je voulais un rendu porcelaine de la peau et des cheveux bleutés pour au final créer un rendu perturbant et esthétique sans tomber dans la facilité de pousser les manettes et obtenir un résultat grossier.


Analyse par les curateurs du site Infrarouge.photo

Nul possibilité de s’échapper de ce portrait cerné par des roses rendues diaphanes par leur rayonnement infrarouge et ces mèches ondulées bleutées. Nous sommes prisonnier de ce regard intense et bienveillant auquel on prêterait volontiers des airs de Mona Lisa. La peau, rendue porcelaine, accentue encore plus cette inquiétante étrangeté qui se dégage de ce visage aux allures de statue. Une Vénus d’Ille qui nous fixe dans une composition en plan serré, très symétrique, et où les détails sont repoussés vers les bords créant un cadre autour du visage; sublimant d’autant plus le regard perdu dans un océan immaculé et figé dont se dégage une grande douceur appuyée par la palette bichrome en bleu et ivoire choisie par le photographe Pierre-Louis Ferrer. Une rare réussite dans la pratique difficile du portrait en infrarouge.